Le président de la République tunisienne, Kaïs Saïed, a récemment fait l’objet de critiques pour une absence de treize jours, qui a soulevé des questions quant à son leadership et à la direction du pays.
Cependant, cette absence a également mis en évidence un problème plus profond dans la scène politique tunisienne : l’absence d’une alternative crédible au président actuel. Cette situation rappelle celle sous l’ancien régime de Ben Ali, où la population pensait que c’était “lui ou le chaos”.
Malgré les avancées démocratiques de la Tunisie depuis la révolution de 2011, le pays semble toujours dépendant de la figure du président pour maintenir la stabilité politique. Le manque d’un parti politique fort et d’une opposition organisée a laissé un vide de pouvoir dans lequel le président Kaïs Saïed peut exercer son autorité de manière quasi-absolue.
Le danger d’une telle situation est que cela limite la participation politique et la diversité d’opinions dans le pays, ce qui peut conduire à une stagnation et à une polarisation politique. Sans alternatives crédibles, les citoyens peuvent se retrouver coincés avec une seule option de leadership, sans possibilité de changement ou d’alternance.
Il est essentiel pour la Tunisie de développer une culture politique qui encourage la participation citoyenne, la diversité d’opinions et la construction d’institutions solides pour soutenir la démocratie. Il est important de ne pas dépendre d’une seule personne pour garantir la stabilité, mais de construire un système politique solide qui peut faire face à toutes les situations, même en l’absence du président.
La Tunisie a montré qu’elle était capable de surmonter les défis politiques et sociaux par le passé, et elle est capable de le faire encore aujourd’hui. Il est temps de construire une scène politique forte, qui peut garantir la stabilité et le progrès à long terme du pays.