Joverlein Moïse, le fils aîné du président haïtien assassiné en juillet dernier, s’est exilé avec sa famille au Québec, où il a fait ses études et où il travaillait. Il souhaite s’impliquer dans les procédures contre les tueurs de son père, et que justice soit rendue.
Exilé au Québec pour sa sécurité, le fils aîné du président d’Haïti assassiné l’été dernier vient de demander à participer directement aux procédures judiciaires afin que tous les auteurs de cet « acte crapuleux » soient punis.
« Il est impensable que ce geste, qui implique des agents étrangers, reste impuni. Rien ne peut justifier l’assassinat d’un chef d’État », affirme Joverlein Moïse en entrevue au Journal.
L’homme de 29 ans s’est réfugié au Québec le 7 juillet, quelques heures après l’assassinat du président d’Haïti Jovenel Moïse dans sa résidence par un commando armé. À ce moment, le fils était à 15 minutes des lieux du drame.
« Il vit, depuis lors, des heures d’angoisses et de tourmente », indiquent ses avocats, dont Me Philippe Larochelle qui se spécialise, entre autres, dans les dossiers de droit international.
Se considérant comme une « cible de choix », Joverlein Moïse a donc pris la fuite d’urgence. Et s’il a choisi le Québec, c’est en raison de ses liens forts avec la nation qui l’a accueilli pour ses études, puis pour le travail.