Le 27ème sommet des chefs d’États de la planète portant sur le changement climatique, ouvert à Charm-El- Cheikh en Égypte le 06 novembre de l’année en cours pour prendre fin le 18 de ce mois, remet sur la table des négociations la problématique liée à la volonté des acteurs ainsi qu’aux moyens alloués pour réduire les risques de destruction de l’environnement, notamment dans les pays en voie de développement, au premier rang des victimes de la pollution.
Passerait-on à une autre étape des promesses non tenues des grandes puissances en rapport à la limitation de la pollution à l’échelle mondiale ? La COP 27 redonne l’occasion à Antonio Guterres le Secrétaire Générale des Nations Unies, de sonner l’alarme. ‘’L’humanité a un choix : coopérer ou périr. C’est soit un pacte de solidarité soit le suicide collectif’’. L’exhortation du patron de l’ONU aux pollueurs intéresserait peu les concernés. En 2019, un montant de 1000 milliards d’euros avait été arrêté par les Nations Unis et les pays industrialisés comme fond d’investissement de lutte contre la pollution dans les Nations en développement. 83 milliards ont été collectés en 2023, une somme minime au regard des enjeux pressants. Devant l’assemblée réunie pour la COP27, les dirigeants africains appellent les responsables de la pollution à ‘’payer pour le bouleversement qu’ils ont provoqué’’. Un rappel au respect des mesures concrètes relatives à la réduction des risques causés par les industries étrangères installées dans les régions touchées. Le danger est alarmant. Selon un rapport des chercheurs du journal ‘’Reporterre’’ un média spécialisé dans la protection de l’environnement, ‘’ en 2016 les décès causés par la pollution atmosphérique ont connu une hausse de 36% en Afrique. ‘’ Le même journal précise que ‘’ l’émission des polluants gazeux va atteindre 55% sur le continent en 2030’’. Une prévision qui inquiète. La pollution de l’environnement ne cesse d’entraîner de graves dérives climatiques en l’occurrence, les inondations, les feux de brousse, la sécheresse, la déforestation. Les pertes humaines et animales, la famine, les déplacements et bien d’autres catastrophes naturelles menacent l’évolution sur divers plans.
Tchuisseu Lowé