La téléréalité à forte audience produite en Côte d’Ivoire et diffusée sur Canal+ pop tous les samedis depuis le 15 octobre dernier à partir de 20h30mn, met sur la scène le duel de l’amour couronné d’une vie de couple à la fin de l’émission. Une ouverture assez osée sur un fait pudique sur le continent ?
L’émission aura affiché à son entame une cohorte de vingt filles venues de divers pays d’Afrique francophone pour se rivaliser afin d’obtenir l’affection du Bachelor Joël Williams. Un cas contraire aux mœurs africaines largement dominées par une conquête de l’homme pour la femme. « Bachelor Afrique francophone » montre l’inverse. La pudeur mise à l’écart dans une atmosphère d’extravagance, le choix vestimentaire d’allure indécente des conquérantes de Joël Williams, entre autres la parole parfois volupté, les manières sublimes en bref, les actions d’un jeu libertin le plus souvent servi aux téléspectateurs par les demoiselles, traduiraient les emprunts d’une civilisation importée. Simple effet de mode ou sincérité des filles? Les rivales misent sur leurs atouts physiques (beauté, sensualité) et intellectuels (niveau d’étude, éloquence) pour atteindre « la cible » et mériter son attention. Le Bachelor fixe ses critères, disqualifie les amazones les unes après les unes, l’élue de son cœur restera pour l’apothéose. Toutefois, les tensions et querelles entre les filles ne manquent pas. Le complexe, le défi, les scènes de jalousie voire la déception pour un parcours stoppé par l’homme créent la polémique. L’émission Bachelor Afrique francophone s’inscrit dans le registre de la quête de l’amour dans une société ouverte dans laquelle les intéressées d’une situation, brisent les barrières et s’expriment librement avec pour ambitionner de rencontrer l’âme sœur.
Tchuisseu Lowé